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La Fille du Rentier

Morning Sun Edward Hopper


Il y a quelque temps, on rencontrait le fils du ministre. Il est moyennement grand, plutôt mignon mais sans plus non plus, mais son charisme de jeune riche l’aide un peu dans son physique, et il avait une meuf. Ils doivent bientôt se marier. 

 

Je l’ai rencontré la semaine dernière, elle a enfin fini ses études de commerce à Nice. Ca lui a pris du temps (trois ans quand même), beaucoup d’argent, mais ça valait le coup. C’est une intello maintenant. 

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The F words

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Après avoir parlé de la vie et de la mort la semaine dernière, parlons de fascination voulez-vous.
Alors, il y a cet homme qui me fascine, il est grand ( je crois), très barbu ( sûrement malgré lui), et il vit dans la rue. 
On le voit sur l’autoroute de ben aknoun, près de la verdure et de la terre. Il marche souvent tête baissée ou tête ailleurs, complètement détaché de tout. Du flot de voitures, du flux du bruit, de la vitesse, de nous, du reste. Sa façon de se déplacer et d’être me marquent, sans trop savoir pourquoi. Quelque chose dans sa lenteur rend la circulation des voitures dérisoire. 
J’ai parlé de lui à ma grand-mère qui m’a dit qu’ils sont obligés d’être détachés, sinon ils survivent pas, et que la drogue ça aide à être comme ça.

Quand y a des embouteillages et que je me retrouve à son niveau, j’ai envie de rester longtemps à le regarder marcher sur l’herbe qui surplombe la route, la démarche enlevée et le regard au loin, comme un aventurier sur un beau terrain fertile dans un monde lointain. Quelque part en Amérique Latine peut-être… 

mamzelle namous

Jeu, Set et Match!

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Les trois jours de deuil national décrétés après la mort du Roi Abdallah m’ont amené à me poser des questions sur la conception de la mort chez nous.

Celle de l’Etat d’abord. Je veux bien comprendre que ces deuils nationaux soient une tradition arabe, mais ils sont tellement déconnectés de toute réalité et de tout sens des proportions qu’ils en deviennent ridicules. Ils en deviennent surtout presque insultants quand on voit comment l’Etat «traite» les autres morts algériens.

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La Classe à Dallas !

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En ce moment je suis à Paris, il fait gris, il fait froid, il fait que l’émotion est encore vive et les rues un peu plus vides.

Y a deux jours, j’étais avec une amie dans une boutique un peu chic et choc. On y était entrées en même temps qu’un groupe de gens du Moyen-Orient, et la vendeuse s’était jetée sur eux.

Pendant que ma copine se perdait seule dans les rayons, je me suis greffée avec les autres arabes. Histoire de voir. On se ressemble, on a la même sale gueule, mais les vendeuses, elles, savent d’emblée bien différencier les choses. J’ suis pas sûre que ça tienne seulement à l’habit, il doit aussi y avoir quelque chose dans votre accent et votre air qui crie je suis riche, je suis riche! Je fais vivre l’industrie du luxe en France! Vénérez moi!

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Money! Oil! Fur!

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Mercredi 31 décembre, quelqu’un m’a dit très sèchement « On prend pas ça », en désignant ma main qui contenait un billet de 200 dinars. Il était pourtant beau, et juste un peu chiffonné. Juste un peu dégeu. Je l’ai regardé et je me suis souvenue de certains statuts facebook que j’avais pas saisi. C’est la fin des vieux billets de 200 (et 100) dinars.

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