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MUSIC & LIGHTS

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L’autre matin, sur Jil Fm, la radio la plus écoutée des algériens,  ils ont passé « fast love » de George Michael. La surprise qui vous propulse facilement 15 ans en arrière, qui fait que c’est la fête dans votre tête et les souvenirs en trombe.
La même chose s’est produite au mariage d’une amie d’enfance l’autre soir. C’était chouette, on dansait tranquillement, on allait l’aider à se changer, on regardait si y avait de beaux garçons, on ajustait son voile, on mangeait du gâteau, et bam, en fin de soirée, « just an illusion » est entrée dans l’air. Cris et émois de jeunes gens, qui comme la plupart des algériens, ont grandi avec ce funk.

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Where there’s Beauty

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L’autre jour était un mauvais jour. Petites contrariétés, tralalala, khra khra khra, j’étais énervée et pressée et rien ne se faisait.
Il faisait chaud, je transpirais, je maudissais mais j’ai fait un détour pour acheter un cheese chez playlist (c’est un truc relativement nouveau, entre pino et le cottage, dans une petite rue perpendiculaire.)

J’ai commandé, j’ai espéré que ce soit bon, et à côté de moi y avait une fille qui attendait aussi. Elle avait une allure assez différente de ce qu’on voit habituellement dans nos rues, très relax, très simple,un t-shirt fin , pantalon souple à la cheville , et des mocassins marrons. Un truc cool et  élégant se dégageait d’elle. Une belle gueule aussi, sans fioritures, qui ramenait à l’essentiel.

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No Sex & No City !

César et Rosalie

 

Aujourd’hui, cela fait deux mois que mon amie Nesrine est morte. J’ai encore besoin de parler d’elle, et surtout,  que ma vie continue à tourner autour d’elle.  Ceci dit, j’ai pas envie de remuer de la tristesse,  mais plutôt de raconter une anecdote. 

 

 

C’était il y a quelques années. Il faisait beau et bleu dans le ciel. L’herbe était verte, le soleil jaune nous illuminait l’opale de nos yeux, et …. merde qu’est ce que je raconte !

 

 

C’était y a quelques années, on était en train de déjeuner, Nesrine, notre amie Kaouther et moi sur la terrasse du  Cottage à Hydra (ne jamais aller là bas si vous êtes pressés).

 

 

On parlait, comme d’hab,  de nos histoires sentimentales foireuses teintées de vide, et à la table à côté il y avait deux types, visiblement algériens, qui parlaient en anglais. On se moquait de leur accent zaama américain.

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Souvenirs de vacances passées & présentes

 

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La longue route des vacances que nous prenions petits et que nous avons repris la semaine dernière. La bataille entre enfants pour savoir qui aura la fenêtre. Les coudes d’une cousine sur mon ventre, les cheveux d’une autre sur ma gueule. Les fourmis dans les jambes. 
Les accidents, les déviations. L’attente insupportable. La grand-mère qui bénit la clim’, et qui veut écouter du Enrico Macias. 

 

L’arrêt pour manger chez les chouwayins (les pros de la grillade!). Les toilettes turques du restaurant et quelqu’un qui dit « Même en Turquie y en a plus. »

J’avais du mal à m’y tenir toute seule, ma sœur m’aidait à faire pipi. 

Aujourd’hui, les toilettes du restaurant sont « modernisées ». Y a une cuvette et tout, mais on trouve toujours le moyen de s’en plaindre. 

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Les petits soldats

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Cette semaine, on a relu « La vie heureuse » de Nina Bouraoui, pour la troisième ou quatrième fois. Décidément, ce livre me poursuit.
J’avais 18 ans la première fois, et j’avais eu ce sentiment un peu débile et étrange, quand on est obsédé par un livre ou une chanson pendant qu’on traverse une période pas très cool, et qu’on s’entend dire ou penser « ce livre m’a sauvé la vie ».
Ca veut pas dire grand-chose, mais ça vient quand même. La force de son écriture, les thèmes et surtout les sous-thèmes qu’elle aborde me sont si proches, que c’est comme si j’avais rencontré un double. En mieux.

 

Cette semaine, on a aussi appris que des militaires algériens allaient participer au défilé du 14 juillet, sur les Champs-Elysées, pour commémorer les soldats algériens (français donc à l’époque) qu’ont dû combattre auprès des troupes françaises pendant la guerre de 14-18. Ce symbolisme historique a fait polémique. Ca m’a gêné un peu, et comme beaucoup de monde j’ai pas trop compris, vu que ce n’était pas l’armée algérienne à l’époque, mais bon, ça m’a non plus hérissé le poil.

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