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Archive du mois : décembre 2011

Pop is in the Air

A l’approche de Achoura, fête magnifique, jour férié, on a essayé, en vain, de négocier le pont.
On a pleuré, on a dit qu’on allait voir la famille, là haut dans le village, mais les gens de l’administration, des gens moches et gris,  ils ont rien voulu comprendre et nous laissent dans le brouillard grisonnant de nos vies.
 Mais fort heureusement, encore et toujours, des jolies vues, et des intermèdes hors de l’espace-temps.

 

C’était donc il y a quelques jours. Je sortais tard de la maison, comme à mon habitude.  Comme je suis passagère, j’ai toujours le nez dehors, même dans le froid et la pluie, à regarder le ciel et les gens.
Devant un commissariat,  une vision foudroyante. Un homme, un rien sublime, se tenait là, face à la route, dans l’ouverture grouillante des magasins de céramique et de faïence. Sa bouche cachée par le nuage de fumée de sa clope.
Un trench beige, une allure d’acteur des années 60. La classe ( la pure)  s’était invitée dans mon quartier.
Si j’avais pu stopper la voiture, arrêter le temps, descendre, courir. Dire bonjour monsieur, puis-je vous prendre en photo, pour montrer à Alger qu’elle garde des gens magnifiques en elle?
Si j’avais pu……………. Non non, soyons sages. Oublions la pop.
Vers midi,  j’appelle ma soeur pour lui dire  » T’as vu le mec devant le commissariat?? ».
Non, parce que dans mon esprit, une merveille ne peut être que sculpturale.
Non, Mina, non…….. T’as bu? Je sors à 7h et toi à 10h, comment veux tu qu’on croise les mêmes gens? 
Non, j’avais pas bu. Mais j’ai décidé d’y remédier, je kidnappe donc un ami à moi et on se traîne dans un resto en ville.
Ca faisait un moment qu’on avait pas marché dans les ruelles de Didouche, du coup on savait plus trop comment faire.
Le resto, tu sonnes, on t’ouvre, on te dévisage gentiment, on te fait entrer. Tu bois, tu manges, t’en reprends à boire. Tu ris.
Tu ris beaucoup.
Tu sors de là, la ville t’appartient. Mon pote, pour que je puisse rigoler encore beaucoup, draguait sauvagement les filles au passage. Et moi, j’essayais de marcher droite.
On rit beaucoup en ville.
Plus tard cette journée là, je rendais ma visite quotidienne au marchand de DVD.
No-life un jour, no-life toujours hein!
Sur place, j’ai réalisé que j’étais sans le sou. J’avais pas ma tête.
Je baragouine ça timidement au vendeur. Il me répond que pffff c’est pas grave du tout, que je suis folle de m’excuser, que je peux en prendre autant que je veux des dvd.

Il me propose même de me donner de l’argent, histoire que je reste pas bloquée.
 C’est quoi ce geste, qu’ailleurs on verrait même  pas en film. Le dépannage, made in algeria.
En sortant, j’avais envie de le dire à tout le monde.
 Ok c’est pas exceptionnel dans nos pays, mais ça reste génial.
La classe, pure et transparente, c’est aussi beaucoup ça.
J’avais envie de crier à Alger qu’elle regorgait  d’une générosité d’une allure folle.  Que même si c’est l’automne en Algérie, y aura toujours quelqu’un ou quelque chose pour mettre un peu de pop dans votre air!
Mamzelle Namous

Comment Draguer une Algérienne, suite et fin de soirée

Vous, de vos yeux mielleux, demandez à la jeune fille «  Et tu fais quoi dans la vie ? »

Je suis commerciale chez Mobilis.
«  Et ça te plait ? Ca va ? T’y fais quoi exactement ?»
Je détermine les grandes politiques communicationnelles et technologiques de l’Algérie. Voire de la région.
Bla bla bla, vlà vlà vlà, elle va entrer dans des détails chelou sur l’uniformisation des réseaux, va évoquer une zone MENA.
Vous serez tentés de demander ce que c’est, histoire de faire la conversation, mais allez vous abstenir, pour pas passer pour un con.
C’est bien.
Hochez la tête et paraissez impressionné. Cette fille vous sera très utile lorsque vous voudrez avoir des infos sur une abonnée Mobilis.
Ou choper une puce gratuite.
Ensuite, si vous ne trouvez rien de palpitant à raconter, demandez-lui ce qu’elle a fait comme études.
Quand elle vous répondra «  dert l’inc », de grâce, ne lui faites pas la liste de tous les gens que vous connaissez qu’on fait l’inc. C’est insupportable.
Banni le «  Aaaa  tu connais Mohamed ?  Celui qu’avait une clio grise. Hayel le mec hadak !  Je me rappelle plus de son nom de famille, mais il bosse chez  sonelgaz maintenant. Non tu vois pas de qui je parle ? » .
Elle vous posera certainement les mêmes questions, et là ne vous étendez pas. Rien de plus chiant qu’un type qui parle trop de son boulot.
Parce que franchement on s’en fout. Vos clients, votre patron, vos rapports de marketing, votre assiduité, le fait que vous soyez le meilleur dans le secteur (vous dites tous ça), vos horaires que vous ne comptez pas,  votre collègue Rachid qui n’en branle pas une depuis qu’il a été évincé du projet Process 10 OP (et c’est vous en réalité), les autres boites qui vous courent après tellement vous êtes bon,  ON S’EN FOUT.
Passons à autre chose.
Au fil des années, l’algérienne a traîné une réputation de matérialiste sans frontières.
C’est parfois très vrai.
C’est parfois, légèrement, surfait. Et du coup, certains hommes tombent dans le panneau et pensent pouvoir  impressionner la nana en lui parlant de leur acquisition du dernier écran plasma sony introuvable en Algérie.
C’est juste ridicule, n’étalez pas votre vraie ou prétendue richesse. Ca tue le sex-appeal.
Soyez soft, soyez grand, restez vague et mystérieux.
Puis, entre le dessert et le thé à la menthe, glissez le mot héritage dans une phrase.
Ses jolis yeux vont briller, la menthe va lui monter à la tête, jackpot elle pensera.
Dans votre poche elle sera.
Plus tard dans la soirée, vous aurez envie de l’embrasser. C’est obligé. Et elle aussi.
Le problème, en Algérie, c’est qu’au fil des décennies on a décidé que ça ne se faisait pas en plein dehors.
La plupart des endroits publics ne s’y prêtent pas.
Et la voiture, bon…………………
Un baiser en pleine rue, c’est tellement bien pourtant.
Mais nous ne sommes pas à New York, à l’angle de  la 74ème et la 110ème  (si comme moi vous ne connaissez pas New York, et  que vous ne comprenez rien aux rues et intersections dans les films).
Mais voilà, on n’a encore rien inventé de mieux qu’un ciel ouvert comme spectateur de votre premier baiser. Donc si vous n’avez pas la possibilité de lui faire visiter votre terrasse privée, embrassez-la en pleine rue.
Faut la surprendre la nana. Lui montrer qu’avec vous, la ville ne sera plus la même.
Lui donner des trucs à raconter à ses copines. La faire sortir de sa prudence.
Il se peut qu’elle se barre en courant, parce qu’elle a cru apercevoir le cousin de l’oncle de sa mère un peu plus loin.
Mais une fois chez elle, elle se dira «  waw génial ce mec ».
Le temps d’un baiser, oubliez les gens, la merde, la crasse, les flics, les minables, les voyeurs, la bienséance, la nuit noire.
Vous ne me croyez pas ? Essayez la prochaine fois.
You’ll thank us later…..




Mamzelle Namous

Comment Draguer une Algérienne

Ahh….Julian…
Cet article est né à cause du fait que j’ai trouvé sur le génial-topissime-classissime site dz night un article sur «comment séduire une fille en boite », et  ça a suscité beaucoup d’engouement, tellement c’était bon.
J’ai cherché dans l’article la pointe d’ironie, d’humour, de décalage. Chez dz night ils sont tellement forts que ce n’était pas visible à l’œil nu.
Je vous invite donc à le lire, et à revenir ici. Oui revenez, ne restez pas scotchés sur les photos !
La fin de l’article de Dz night suggère de  faire la conversation à la fille en lui demandant quelles sont ses passions.
On ne demande pas à une algérienne « c’est quoi tes passions dans la vie ? ». Parce que la plupart du temps, elle n’en a pas.
Sauf cas exceptionnel de la nana qui a un hobby  régulier depuis ses 15 ans, la plupart des filles sont comme vous, elles nagent dans le vide.
Et nous n’avons pas besoin qu’on nous le rappelle.
Si vous posez la question, peu de chances que l’algérienne vous réponde « Les beaux mecs dans les séries américaines ».
Pourtant notre passion à toutes c’est de  parler de Julian des frères Scott.
Ou de se demander «  si t’étais un personnage de mad men, tu serais qui ? » Et nous voilà parties pour des heures……
Ahh……………Julian……………….
Si vous posez la question « Alors toi qu’est ce qui te passionne ? », l’algérienne sera dans une position inconfortable. Elle va devoir détourner le regard et faire semblant de ne pas avoir entendu, «  Hein du jus fruit de la passion ? oui merci t3ich ! ».
Ou bien elle va inventer.
La coutume se divise en deux grandes tendances sur l’invention de la passion. Parce qu’entre filles qui baignent dans le vide, on se partage nos astuces.
Soit trouver une passion pointue que personne ne connaît, du style l’influence de la poésie chinoise dans la littérature mexicaine. 
Ainsi le mec ne pourra pas l’interroger dessus.
Ou bien la fille  va vous sortir un truc bateau, du genre «  j’aime beaucoup lire ».
Ouais ma cocotte.
Et là le coco, parce qu’il est chaud (ou juste  poli), il va lui demander « ah oui, c’est génial ça, et tu lis quoi? ».
La cocotte est cuite. Si elle dit Yasmina Khadra, elle est foutue. Il faut qu’elle sorte du lot, car l’homme en face est vraiment beau.
Donc elle va citer  des noms d’écrivains en vrac, et dans le stress, elle va en inventer quelques-uns.
Simone de Beauvoir, Lucas Scott, Romain Gary.
La fille qui n’a pas froid aux yeux va s’inventer des passions dites sexy, comme la danse orientale. Ne lui demandez pas une démonstration, car elle vous rappellera plus votre tante Hlima au mariage de votre cousin que Shakira.
Bon là on nage dans des eaux absurdes, car la plupart du temps, l’algérien ne demande pas à l’algérienne de lui parler de ses passions. Et il a raison, il faut rester simple.
Pour draguer, posez plutôt des questions fructueuses «  Qu’est ce que t’as mangé hier ? ».
« T’as pas travaillé dans un call center en 2008 ? ».
Non parce que toute l’Algérie a déjà travaillé dans un call center.
« T’as pas une cousine qui s’appelle Yasmine ? »
Pour draguer une algérienne, soyez aussi bien attentif à son accent et si vous voulez faire le malin, ne vous trompez pas. Si vous demandez «  T’es de Tlemcen ? », et qu’elle répond « Nooooooonn ana kbayliya », n’espérez pas qu’un jour elle vous bipe.
Enfin, l’article de Dz night fait référence à des jeans patinés et des habits flashants.
Comme vous ne savez pas ce que c’est, évitez….
Non parce que moi j’ai travaillé pendant cinq ans dans le milieu de la mode, et le jean patiné, c’est…………….
Non je sais pas.
Bon et quand je dis que j’ai travaillé dans ce milieu, ça veut juste que je lis Vogue depuis que j’ai 20 ans.
Ce qui nous amène à un aspect très intéressant de la drague : l’algérienne et son travail.
Elle a souvent un boulot de merde, comme vous et moi. Inintéressant, mal payé, son patron ne connaît pas son prénom. La frustration d’avoir raté sa vie la ronge.
Et pourtant, quand vous allez lui demander « Et sinon tu fais quoi dans la vie ? », vous allez croire que Margaret Thatcher était son assistante.
La suite de cette chronique dans quelques jours, je dois me rendre à mon  club d’escrime synchronisée.
Mamzelle Namous

Le Trublion de la Vie

IL faudrait que l’on parle de quelque chose de drôle, en urgence, pour éviter les sujets qui blessent.
Faudrait une actualité dont on pourrait se moquer. Comment je n’ai pas pris le métro.
 Comment le 1er novembre, j’ai crié à la fenêtre « vive  la France« . Juste pour réveiller  le patriotisme du voisinage, résultat garanti.

Faudrait que je parle de ma coiffeuse ( oui, encore….). Trois mois sans la voir, et lorsque j’y retourne, elle me prend dans ses bras et me crie  » Tes cheveux ils ont pousssssséééééé!!!!! Qu’est ce que tu leur as fait?? »
A cet instant, je voudrais prendre ma voix qui profère des choses belles, douces, tristes, et suaves, et lui dire  » C’est le temps qui passe, son usure, le rythme de la vie, la loi de la nature, la fin et le renouveau,  enfin je crois… ». 

Mais c’est un salon de coiffure, pas un café littéraire, alors je réponds  » Wallah walou« .
Elle insiste  » Yeziiiik, qu’est ce que tu leur as fait?« 
Je leur passe de l’eau de temps en temps.
Faudrait, ici, que je me concentre et que je parle des discussions de salon, des huiles essentielles, des bienfaits du beurre, du prix de la margarine. Des tablettes de chocolat à 400 dinars.
Pourtant, quand je viens ici, pour écrire, ils y a d’autres mots qui sortent. Et qui se censurent.
Mais reviennent.
C’est mon ami, au travail, qui subit un chagrin d’amour, et qui me dit, avec toute cette tendresse, « c’est vrai qu’on ressent vraiment un petit truc au coeur, c’est pas que du figuré ». 
C’est son visage , chaque matin, un peu trop triste, le sourire un peu forcé.
C’est l’amour qui quitte nos vies, et ce départ qui prend toutes nos discussions.
Par élégance, on ne s’épanche pas, on ne critique pas. On garde, comme un trésor, l’immensité de l’affection.
Par une loi du corps, on rit beaucoup. Et ça étonne.
Par instinct de survie, on fait des projets, on se jette ailleurs.
Puis, on passe devant la télé un soir. Une chanteuse stupide chante une chanson stupide. Les chansons d’amour sont partout. On ne s’en rendait pas compte, avant.
Maintenant, on pleure devant Isabelle Boulay.
Ca s’appelle toucher le fond.
Parce que c’est quand même grave la honte, on essuie vite ses larmes, et il y a toujours quelqu’un aux alentours pour dire une blague et vous faire exploser de rire.
C’est votre tristesse qui éclate. Vous imaginez les poussières d’ange qui se dissipent ainsi dans l’air, que vous voudriez choper et distribuer telle une bonne fée.
Non, vous ne prenez pas de la drogue. 

Vous évitez de trop parler vraiment, car les lèvres peuvent cracher des larmes.
Alors vous vous intéressez à autre chose. 

Il me semble, depuis quelques jours, que l’essentiel est de ne pas perdre le sentiment. Qu’il ne faut qu’il s’effrite, comme du gâchis.
Qu’il faudra toujours le garder en mémoire, quelque part, entre sa gorge, son coeur et son ventre.
Que si l’amour s’en va de la vie, il ne doit pas quitter le sang.
Maintenant, il faudrait que l’on parle d’autre chose, de plus gai.
Des milles façons de répondre à « la3kouba lik« , des moyens d’éviter de dire saha aidkoum pendant un mois, de la viande de mouton qu’on va manger pendant autant de temps, de  tout le monde qui parle d’aller au festival de l’Imzad de Tamanrasset cette semaine.
De toi, qui ne connaissait  pas cet instrument de musique (comme tout le monde), qui t’en fous (comme tout le monde), mais c’est branchouille les sahara trip.  Alors t’as demandé au boulot s’il te restait des jours de congé (on sait jamais).
Walou. Tu penses bien à prendre un congé maladie, mais cette année, t’as déjà eu trois grippes, une angine et cinq rhino-pharyngites.
Paraît que c’est beaucoup pour une seule personne ( dixit la nana de l’assurance maladie, parce que malgré ton état de grand corps malade, t’as quand même l’énergie d’insister pour tes remboursements).
Alors t’iras pas à Tamanrasset (Tam pour les intchimes) cette année.  Tu pourras toujours pas dire cette phrase (ridicule) que tous les gens disent  » Si t’as pas vu le grand désert, t’as rien vu ».
Khlass j’ai rien vu.
Pis de toute façon je m’en fous, pas besoin  d’aller à Tam pour ressentir l’émotion de la musique maintenant.
Je suis toutes les chansons d’amour.
Mamzelle Namous

The sheep shoop show

Message reçu hier, à 00h45 : « Salut Mina, c’est le mouton baaah. Merci tu étais la seule à pleurer pour moi aujourd’hui pendant que ces barbares me….Ne t’en fais pas, je n’ai pas souffert, ici c’est un monde meilleur, je suis libre baaah ». 

 

 

Quelques bonnes raisons de zapper l’aïd l’année prochaine : 

 

1. Votre maison va puer le mouton pendant toute une semaine, même votre café va sentir le foie.

True story !

 

2. C’est un sujet de commérage entre voisins. Les Boumachins ont acheté un petit mouton, les radins.

Les Benabdelatif ont payé leur horrible mouton trop cher, les pigeons. Ils n’ont même pas trouvé de debbah (l’homme chargé de la mission d’abattre), ils ont dû attendre jusqu’à 14 heures.

Le foie du mouton de la famille Meziane était beaucoup trop petit, c’est pas bon signe….. En plus ils n’ont même pas tout nettoyé après.

 

3. Vous avez déjà regardé un mouton dans les yeux? C’est comme un épisode de Lassie.

 

4. C’est souvent à vous de nettoyer après. Et comme vous ne le faites pas ( y avait l’émission de Nagui à la télé), les voisins parlent de vous.

 

5. Toute cette histoire de sacrifice, ça sent un peu le fake non?

Enfin je sais pas, j’ai jamais été branché science fiction.

 

6. Je retire le point n°5.  Starfallah ya rebiiiiii samehliiiiiiii.

 

7. Passé un certain âge, l’aïd perd un peu de son charme car :

-vos parents ne vous achètent plus d’habits neufs.

-vos tantes ne vous donnent même plus d’argent.  Et le fait que vous gagnez mieux votre vie qu’elles n’excuse rien.

-vous ne pouvez plus faire la razzia de bonbons et sucer votre sucette en pleine rue.

 

8. La fin de journée se termine toujours par  » T’aurais pas vu la citrate »?

 

9. Cette liste n’a rien à voir avec le fait que je kiffe la filmographie d’une Brigitte Bardot jeune et pimpante.

 

10. Votre maison se transforme en centre d’appels.

 

11. Nan sérieux ça sent pas un peu le fake, le mouton qui tombe du ciel en mode lastminute.com?

La dernière fois que j’ai vérifié, les moutons ne tombaient pas du ciel, ils en envoient juste des textos.

 

 

 

 

Mamzelle Namous