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Archive du mois : février 2012

Bons Baisers d’Afrique

 

Pays lointain, année éloignée.

Pays noir, période de jeunesse.

Nous nous éloignons de la capitale étouffée et humide pour rejoindre la mer. Nous passons par des petits villages, parfois on s’arrête. On achète des conneries qui rouilleront avec les années, on regarde les gens, les marchands, on négocie bêtement, on rit.

 

C’est joli l’Afrique.

 

On longe la côte, le chemin est toujours agréable, nous n’avons pas peur de nous faire arrêter ou voler.

 

Il faut une heure pour arriver à destination. La destination, ce sont de belles « cabanes » aménagées qui font face à des plages vides.

Plus loin il y a le village et ses habitants « locaux », mais c’est plus loin.

 

La mer c’est l’atlantique, les grandes vagues et le danger. Notre hôte siffle lorsqu’on s’éloigne trop du bord.

Ces étendues impeuplées représentent mon idée du luxe.

 

On nous présente les autres invités, ce sont des libanais, des marocains, des français qui vivent dans ce pays. Ils sont plutôt riches, ils ont, comme on dit, « la belle vie ».

Le visage de certaines personnes s’illumine quand on leur dit qu’on est algérien. L’un d’eux, français, s’écrie « Ah moi aussi!! »

Euh……..

Vous souriez poliment : « Ah oui? »

« Ouiiii je suis né à Oran, dans le quartier X! Oh comme ça me manque…… tu connais la rue Y? J’allais à l’école là bas!……………. Dis-moi elle existe encore la petite pâtisserie? »

 

La personne en face de moi a l’accent qu’aurait pu avoir le fils de Richard Anconina et de Biyouna.

La caricature n’est pas une utopie, ma soeur et moi étouffons un éclat de rire.

 

Ca parle de couscous et de petits gâteaux, ça parle fort, ça ressemble à tous ces clichés qu’on croyait fantasmés.

 

Ca fait bizarre de les entendre dire  » mon pays » quand ils parlent de l’Algérie.

Euh…. Y a pas un souci là?

Vous avez 19 ans, ils en ont 50, vous fermez votre gueule. Vous les entendez radoter sur leur envie de revenir, pour un voyage, et vous pensez  » ben venez, y a des promos en ce moment« .

On trouve ça un peu fantaisiste cette difficulté à revenir.

 

Je les regarde, le mode de vie qu’ils ont choisi ressemble à celui qu’on s’imagine d’une certaine Algérie française. Vivre dans un pays d’Afrique, avec des privilèges, des moyens, répéter « je suis chez moi », devoir partir quand on n’a plus le choix.

 

Je leur en veux un peu pour ça.

 

Les jours passent, les masques tombent peu à peu, les intonations retrouvent leur naturel.

Vous les regardez bien, il y a du sang qui coule de leur langue quand ils disent « Algérie ».

C’est quelque chose au niveau de la lettre « i », quelque chose qui tremble, et qui crée une fêlure.

 

Quand il n’est pas crié pour mieux se cacher, le mot « algérie » sort difficilement, il y a un effort, un ravalement de la gorge.

 

Les jours passent, les vraies histoires ne se partagent pas mais transparaissent dans l’être. Les gens en face de moi n’ont rien demandé à personne, ils sont nés en Algérie, y ont grandi, avaient forcément une conscience de la différence, mais c’était leur vie.

 

On  a parfois du mal à croire en leur innocence. A séparer l’attachement au mode de vie ou à la vie.

C’est troublant ce gouffre de l’identité où la seule réelle origine semble être la mémoire.

Je les plains pour ça. Je les observe, ils parlent de ce présent  pays d’Afrique Noire comme leur pays, encore une fois.

Je me dis qu’après l’Algérie, ils n’ont pas pu rester en France et vivre comme des français en France, il fallait la mer et l’idée de la distinction. Sans vouloir être étranger.

Mais je me dis que j’ai peut-être tort, qu’est ce que j’en sais de la vie des gens, je n’ai même pas 20 ans.

 

Quelques temps plus tard, des circonstances de guerre ont tout bousculé dans ce pays. J’ai pu voir la réaction  des ces français. Certains ont retrouvé Paris dès le premier coup de feu.

D’autres sont restés, à rassurer leurs amis en leur disant « mais c’est mon pays, je ne vais pas le quitter car ça va mal« .

Il y a eu ceux qui ont été contraints au départ, la mort de la vie dans l’âme.

 

Tous ces départs comme l’histoire qui s’entête contre eux. Ce chez-soi qui ne veut plus de vous.

 

J’en connais qui cherchent encore des pays d’accueil à l’image, je crois, des colonies.Je les ai fréquenté peu de temps mais quelque chose en moi a gardé leur empreinte.

 

Je me permets parfois de croire que la préservation d’un certain mode de vie est leur unique destinée, puis je repense à leurs voix et à leurs visages. Tout est blessé en eux, ils sont une image sanguine d’êtres desséchés et déconstitués. Je suis triste pour eux. Triste pour les mots qui n’arrivent pas à sortir, pour ce qu’on assume pas, pour nos yeux qui pleurent de l’intérieur.

 

Je comprends leur joie quand ils rencontrent des algériens. Bien que nous ne venons pas du même monde, nous venons de de la même douleur.

 

 

Mamzelle Namous

 

 

Amel et les Autres

Aujourd’hui c’est la folie, je ne sais pas ce qui se passe, mais j’ai ouvert le journal. Quinze ans que c’était pas arrivé.
J’ai pris Liberté, j’ai lu une interview de Plantu. Entre autres choses, il disait ça :

« J’avais déjà compris, grâce à Dilem, la liberté dont il disposait. Je l’ai toujours dit, depuis plusieurs années en France : il y a des dessins que Dilem a fait dans Liberté que je ne me permettrais pas de faire dans Le Monde. Non pas que dans Le Monde, il existe une forme de censure, mais parce qu’il y a une autre approche de l’humour et de la sensibilité des lecteurs. Pendant la guerre civile, Dilem a fait des dessins drôles sur des tragédies. 

Moi, je me l’interdis. C’est une question de mentalité. De toute façon, mes lecteurs n’apprécieraient pas que je fasse un dessin drôle au lendemain d’un massacre en Algérie. Ce n’est pas dans la mentalité et l’humour français. Donc, chacun doit vivre avec sa mentalité et respecter ses lecteurs. Moi, j’étais très impressionné de travailler ici à Liberté car je ne voulais surtout pas décevoir les lecteurs de Liberté.« 

 

 

Ca m’a rappelé une discussion que j’ai eu il y a quelques jours, avec des amis, sur notre perception des années du terrorisme.

 

Je crois qu’au début, comme j’étais petite, je comprenais pas trop ce qui se passait. Quand j’entendais des horreurs, je me disais que c’était pas possible que des humains puissent commettre des choses pareilles, que c’étaient surement des extraterrestres.

C’est ainsi que je me suis mise à croire aux extraterrestres.

 

Ensuite, quand j’ai compris qu’on pouvait s’endormir ou se quitter sans plus jamais se revoir, je vivais dans une terreur constante.  On se disait «  salut, à demain« , mais on pensait  » moi aussi je t’aime« .

 

Je me souviens, qu’une fois, je dormais seule avec ma mère dans une maison de vacances,  et en plein milieu de la nuit, dans la chambre, j’ai  été réveillée par une bande d’hommes qui parlaient en arabe classique.

L’heure était arrivée.

Me suis pissée dessus.

 

 

C’était le réveil qu’était en mode radio.

 

 

 

Et puis au collège j’ai rencontré Amel. Amel est devenue ma meilleure amie très vite. Elle faisait des blagues sur tout, et je riais tellement que je me retrouvais souvent par terre.

Non mais vraiment par terre.

Amel faisait des blagues sur les terroristes. J’ai peut-être été sceptique les premières fois, mais j’ai vite rejoint ses éclats de rire. C’a été une libération.

Le fait de partager nos craintes,  les phrases de certaines personnes pour nous rassurer ( non mais si les terroristes débarquent, ton seul salut est de te faire tuer en premier, pour ne pas voir les autres mourir….. ouais superrrrr tu parles d’un réconfort).

Nos fausses frousses en attendant le frère qu’est allé acheter le pain, nos putain de vraies frayeurs sur les routes nationales.

 

 

Je me disais souvent qu’Amel avait sauvé ma vie, j’admirais son aptitude à rire de tout, et sa capacité à nous contaminer. Dans nos éclats de rire, et les larmes qui coulaient, c’est un peu du drame qui nous quittait.

Il n’y avait pas que la peur qui pouvait contracter nos ventres, il y avait désormais, aussi, nos vies pliées de rire dans les escaliers du lycée Descartes.

 

Alors bien sûr de ces années là, on garde en mémoire ce qui nous a le plus endolori, la ville vidée des lendemains de drame.

Et la souffrance comme un vent qui nous prenait tous.

 

 

Quelques années plus tard, en 99,  on était trop jeunes pour voter, trop jeunes pour vraiment comprendre.  On voulait juste bien dormir la nuit, ne plus avoir peur de la une des journaux, ou d’être interrompus, en plein milieu d’un film sur tf1, par un flash info « nouveau massacre sanglant en Algérie« .

 

 

 

Et il y a quelques jours, j’ai donc repensé à Amel et à ses plaisanteries tordues sur les « terro ». Comme une arme magique qui sauvait un peu notre adolescence.

 

Cet humour algérien, dont on parle souvent,  il n’est pas noir.

Il a la couleur des arcs-en-ciel.  Mais de ceux, trop vifs, qu’on ne voit jamais en vrai.

 

 

 

 

 

Mamzelle Namous


Un Lundi au Soleil

C’est chiant quand on est tous ému par les mêmes choses, prenez la neige et gardez la. Comme beaucoup, j’overdose du beau du blanc, des exclamations. Même dans le blasé, on est communs.

Comme tout le monde, j’ai dis  que je veux pas aller travailler lundi, je me suis habituée à la couette que je traîne autour de moi. Comme tout le monde, ce matin je me suis levée, j’ai mis cinq couches de fringues comme si je vivais en Europe de l’est, et je suis sortie prendre le bus.

Je l’ai attendu, je l’ai pas vu. Je suis descendu un peu plus bas, on sait jamais, il n’est pas venu. Je suis remontée, j’ai eu très froid, j’ai senti que tous les automobilistes se foutaient de ma gueule.

J’ai même cru que certains repassaient  juste pour se moquer de moi.

A 8h, le bus était toujours pas là, et comme j’étais la seule à attendre, j’ai pleuré un petit peu, je sentais plus mon nez tellement le froid, je savais même pas si je devais me moucher. Ca, c’est le pire.

 

Je suis retournée chez moi, ma mère a ri, moi j’ai pleuré. Ma grand-mère m’a demandé pourquoi j’avais pas fait du stop, que toutes les étudiantes faisaient ça en son temps.

J’ai dit que je n’étais plus étudiante, faudrait peut-être qu’ils s’en souviennent un jour.

Elle a suggéré que je reste à la maison. J’ai pensé à comment j’allais justifier une absence encore. C’est qu’ils déconnent pas à la charika, ils vérifient, ils font marcher les pointeuses,  ils font leurs comptes d’épicier et ils raflent le fric.

Ma grand-mère a dit qu’elle allait me conduire, j’ai regardé les infos en l’attendant. Ils ont parlé de la neige, de la vague de froid, du gouvernement français qui n’a pas sablé équitablement le territoire, des parisiens heureux de jouer face à la tour eiffel . Ca a duré 15 minutes.

Ensuite,  pendant une minute et trente secondes ( j’ai compté), ils ont mentionné Guéant et sa connerie sur les civilisations. J’ai pleuré la sienne.

Ca divertit les infos, mais ça donne envie de chialer.

 

Ma grand-mère m’a emmené, dans une voiture qu’elle seule sait conduire. Le genre de bagnole qu’a vu la première neige en Algérie.

Elle a dit les choses que tout le monde dit , surtout les vieilles:  « ils auraient pu dégager les routes quand même ».

Les routes étaient dégagées.

 

« Avance connasse ». Elle parlait à une autre vieille.

 

« Dégage yekhi cavi yekhi« , a propos d’un mec qui avait deux autocollants sur sa voiture:  un apple ( quoi de plus commun), et une effigie che guevara.

Yekhi cavi yekhi. Y a des gens qu’ont rien compris à la vie.

Ma grand-mère a ajouté  » si Ernesto voyait ça…. », sur un ton: Ernesto je l’ai connu. Je l’ai tellement bien connu  que je peux pas te raconter. 

J’ai regardé la neige fondre.

 

Je suis arrivée au boulot, on m’a demandé de justifier mon retard, je réfléchis en ce moment à la réponse adéquate à cette requête.

J’ai passé mon badge sur la pointeuse, un truc jaune a clignoté, ma journée a commencé.

 

J’ai écouté des femmes me raconter ce qu’elles avaient cuisiné pour le mouled, j’ai souri en disant que ça devait sûrement être très bon. Un jour , dans quelques années, je serai de celles qui demandent  » derti sauce blanche wella sauce rouge?« .

Un jour, pas encore.

J’ai écouté des jeunes femmes me raconter les prouesses de leurs gosses dans la neige, j’ai fait semblant de rire et j’ai eu envie de fuir. Quand elles disent «  La3kouba lik les enfants« , je serre les poings.

Un jour, je serai de celles qui répondent nchallah.

Et  un autre jour encore plus tard, je dirai « amine« , et je les serrerai dans mes bras en remerciement d’un si bon présage.

 

Un jour, quand ma famille arrêtera de me prendre pour une étudiante.

 

Il n’est même pas 11h et ma voix est déjà rayée par les politesses d’un usage que je m’impose, sans vraiment savoir pourquoi.

 

Il est presque 11h, c’est déjà presque l’heure de se préparer pour aller à la cantine. Il y a du couscous aujourd’hui.

Ne me demandez pas quelle sauce.

 

 

 

Mamzelle Namous






p.s i love you : demain je passe à la radio, sur c’est tout show, chaîne 3, à 9h. Faites péter les postes, les téléphones, les écouteurs, les satellites, les transmissions! 

Billet de Petit

D’habitude, quand les gosses du quartier font trop de bruit, j’ai envie d’ouvrir la fenêtre et de leur jeter des pierres et des cris. Là, au moment d’aller dormir, ma petite soeur s’est écriée « il neiiiiige » et on est tous sortis voir, émerveillés par les flocons et le blanc. Comme les cons dans les films de décembre.Elle a dit « on aura eu de la neige pour noël », j’ai mis quinze secondes à comprendre et j’ai rigolé. Les enfants des voisins sont sortis dans la rue pour jouer, on les entendait « haya haya ndirou bonhomme de neige ». Ma soeur s’est mise à les filmer, une vraie makhlou3a. Y avait une petite fille avec un joli petit manteau rouge qui s’en est pris plein la gueule des boules de neige. Des cris, des rires, des rires. Plus que la neige qui tombe, c’était ça le plus agréable.  C’est toujours un peu émouvant le rire complètement enfantin d’un enfant. Demain, on ira acheter des pétards, des njoum, et des bougies.  On poussera un cri à chaque pétard qui éclate, mais c’est pas grave. Lundi, on fera la bise à 50 bonnes femmes, on serrera 36 mains, et on ne saura plus comment dire  » bonne fête ». En attendant la reprise des mondanités musulmanes, je vous souhaite un happy mouled!  N’oubliez pas de mettre des bougies partout partout, même dans les toilettes!
Mamzelle Namous

Faut-il vernir l’air?

 

Samedi dernier, je suis allée au vernissage d’un livre-revue regroupant des textes et photos portant sur l’Algérie.

Un beau livre, qui s’appelle « esprit bavard », et qui sous-titre Algérie autrement dite, autrement vue.

Vaste programme. Une sorte de revue annuelle, dont le premier exemplaire vient de sortir en version papier.

 

 

C’est l’histoire d’une jolie nana, journaliste, à la longue chevelure bouclée,  qui voulait éditer ça, et qui après un long chemin, y est arrivée.

Durant l’expo, elle a parlé des difficultés rencontrées , mais de l’importance du papier malgré tout.

 

C’est vrai que ça reste exquis ces choses que l’on peut tâter, tourner, retrouver au milieu des cartons, offrir.

 

Le tout se passait dans une librairie très sympa du côté de Telemly, Ta Page. C’était petit, y avait pas de champagne rosé ni de brochettes de fraises dans un coulis de chocolat, mais ce fut sympathique.  La librairie regorge de jolis livres d’ailleurs.

Des gens qu’avaient contribué au magazine étaient là (des écrivains, entre autres), mais ont peu parlé. C’était drôle car en général, quand un livre sort, l’auteur est souvent timide et apeuré, et l’éditeur se fait le vendeur plein d’entrain.

Là, on sentait l’éditrice émue, et peu encline à vraiment parler de sa passion pour ce projet. Qu’elle a porté  pendant plusieurs années pourtant.

 

Ca ne fait rien, car le livre (ou revue, ou book, je sais pas comment appeler ça) se vend lui-même. D’ailleurs, dès que je suis arrivée dans la librairie, j’en ai chopé un exemplaire, je l’ai serré et plus lâché, de peur qu’il n’en reste plus à la fin.

 

Les gens ont peu à peu quitté l’expo, et assez vite on s’est retrouvés entre jeunes gens, beaux, pleins de talents naïfs et de promesses. L’éditrice était dans un coin, appuyée sur une rangée de livres, à regarder autour d’elle, l’air un peu mélancolique.

 

Les grandes personnes  avaient beaucoup parlé, en fait, des difficultés de l’édition, du mal des librairies, des projets qui n’aboutissent pas. De la dureté des choses, en somme.

C’est dommage, car « esprit bavard » qui trônait au milieu de l’espace, méritait un air plus gai, tant le projet est beau.

Parfois, l’optimisme et la satisfaction devraient effacer tout le reste. J’ai l’impression que l’enthousiasme que l’on avait tous, face au livre, ne se diffusait pas assez dans l’air et l’ambiance était teintée d’une petite mélancolie nationale.

 

Alors les jeunes gens se sont assis sur les marches de l’escalier exigu, empêchant le passage, à discuter de filles, de garçons, du photographe mignon, de pourquoi est-elle si triste, de où aller manger ce soir, tu pourras me déposer chez moi après, tu crois qu’on peut voler un livre sans se faire voir? 

 

En sortant, je suis passée à la caisse, esprit bavard coûte 2000 dinars.

J’étais contente de posséder un grand livre.

En rentrant à la maison, je l’ai offert à mon frère. Il aime beaucoup les objets qui se rapportent à Alger, il voue une adoration à la ville,  ne veut vivre nulle part ailleurs et n’a pas été contaminé par le pessimisme ambiant. Il a  bien de la chance!

 

Moi, je suis allée dormir.

 

C’est une très belle revue, bien fournie, une cristallisation artistique de l’Algérie en quelque sorte.

Ce n’est peut-être pas la seule, ce n’était peut-être pas la peine d’aller au vernissage ( d’ailleurs je ne vais à ce genre d’évènments que pour pouvoir frimer le lendemain : ouayyy je suis allée à un ver-ni-châââge hier, trop chic ma vie), mais ça vaut la peine de l’avoir dans sa bibliothèque ( pour se la péter), et surtout, un tel projet littéraire, ça vaut la joie!

 

 

 

 

Mamzelle Namous




p.s i love you : retrouvez toutes les infos, et des photos du vernissage ici 

p.s i love you too : Librairie « Ta Page », 75,boulevard Krim-Belkacem (Télemly)